VEILLER TARD

Posté par sylvie le 4 janvier 2019

Les lueurs immobiles d’un jour qui s’achève,
La plainte douloureuse d’un chien qui aboie,
Le silence inquiétant qui précède les rêves,
Quand le monde disparu l’on est face à soi.

Les frissons ou l’amour et l’automne s’emmêle,
Le noir où s’engloutissent notre foi nos lois,
Cette inquiétude sourde qui coule en nos veines,
Qui nous saisit même après les plus grandes joies.

Ces visages oubliés qui reviennent à la charge,
Ces étreintes qu’en rêve on peut vivre cent fois,
Ces raisons là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard.

Ces raisons là qui font que nos raisons sont vaines,
Ces choses au fond de nous qui nous fond veiller tard.

Ces paroles enfermées que l’on n’a pas su dire,
Ces regards insistants que l’on n’a pas compris,
Ces appels évidents ces lueurs tardives,
Ces morsures aux regrets qui se livrent à la nuit.

Ces solitudes dignes au milieu des silences,
Ces larmes si paisibles qui coulent inexpliquées,
Ces ambitions passées mais auxquelles on repense,
Comme un vieux coffre plein de vieux jouets cassés.

Ces liens que l’on sécrète et qui joignent les êtres,
Ces désirs évadés qui nous feront aimer,
Ces raisons là qui font que nos raisons sont vaines,
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard.

 

Ces raisons là qui font que nos raisons sont vaines,
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard.

JEAN JACQUES GOLDMAN

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REVERIE

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