LE LANGAGE DE LA VIOLENCE

Posté par sylvie le 7 décembre 2014

LE LANGAGE DE LA VIOLENCE

 

Pour éviter la violence, pour la faire cesser, il est nécessaire d’instaurer le dialogue, de mettre des mots à la place des coups. La non violence passe donc par le langage.. Mais quel langage ? Car chacun sait combien un mot peut déclencher la furie de l’autre, combien une phrase peut enfermer autrer plus surement que des barreaux.

  Il y a un langage de la violence. C’est un langage qui juge,dévalorise, nie l’existence de l’autre, méconnaît toute émotion.

  Il y’a le langage de la non violence, celui qui écoute et respecte, celui qui reconnaît l’autre, qui partage les émotions, exprime les besoins.

  Le langage de la violence est celui que nous avons tous appris, car on apprend à parler le langage de ses parents et pour la plupart  des parents d’hier, c’était celui des jeux de pouvoir. Ils avaient toujours raison et savaient mieux que nous ce qui était bon pour nous. Il va sans dire que tout ce qu’ils faisaient étaient pour notre bien, meme lorsque cela nous faisait souffrir. Nos émotions avaient peu de poids. La colère surtout était bannie, et il était particulièrement mal venu de se fâcher contre ses parents. Nous avons donc appris cette langue du pouvoir sur l’autre, et une fois adultes, nous avons tendance à la manier à notre tour. Sa particularité est le déni des émotions pour faire une large place au jugement.

LES RACINES DE LA VIOLENCE : Contrairement à une idée communément admise, la violence n’est directement liée ni à l’injustice , ni à la blessure, ni à la frustration, mais à l’impuissance à gérer ses affects devant ces situations difficiles à exprimer ses besoins et à recevoir satisfaction. La distinction est d’importance : c’est l’impuissance qui préside la violence. Quand les émotions ressenties à l’occasion de la blessure, de l’injustice ou de la frustration sont exprimées et entendues, la personne qui les subit peut restaurer son intégrité. La violence n’est pas colère, elle est l’échec de la colère. 

Quand on n’a pas la possibilité de s’affirmer, d’être entendu, de résoudre un problème, on se sent impuissant et de plus en plus dépendant d’autrui. A la douleur s’ajoute le ressentiment. Trop de besoins non satisfaits mais surtout l’absence de pouvoir réel sur sa vie font le lit de la violence. La haine est accumulation de sentiments, d’injustice, de détresse, de frustrations, qui n’ont pas su trouver d’issue.

 vague à cannes par temps de pluie

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