AU BORD DE LA MER

Posté par sylvie le 19 novembre 2017

AU BORD DE LA MER

Près de la mer, sur un de ces rivages
Où chaque année, avec les doux zéphyrs,
On voit passer les abeilles volages
Qui, bien souvent, n’apportent que soupirs,
Nul ne pouvait résister à leurs charmes,
Nul ne pouvait braver ces yeux vainqueurs
Qui font couler partout beaucoup de larmes
Et qui partout prennent   beaucoup de coeurs
Quelqu’un pourtant se riait de leurs chaînes,
Son seul amour, c’était la liberté,
Il méprisait l’Amour et la Beauté.
Tantôt, debout sur un roc solitaire,
Il se penchait sur les flots écumeux
Et sa pensée, abandonnant la terre
Semblait percer les mystères des cieux.
Tantôt, courant sur l’arène marine,
Il poursuivait les grands oiseaux de mer,
Imaginant sentir dans sa poitrine
La Liberté pénétrer avec l’air.
Et puis le soir, au moment où la lune
Traînait sur l’eau l’ombre des grands rochers,
Il voyait à travers la nuit brune
Deux yeux amis sur sa face attachés.
Quand il passait près des salles de danse,
Qu’il entendait l’orchestre résonner,
Et, sous les pieds qui frappaient en cadence
Quand il sentait la terre frissonner
Il se disait: Que le monde est frivole!”
Qu’avez-vous fait de votre liberté!
Ce n’est pour vous qu’une vaine parole,
Hommes sans coeur, vous êtes sans fierté!
Pourtant un jour, il y porta ses pas
Ce qu’il y vit, je ne le saurais dire
Mais sur les monts il ne retourna pas.

GUY DE MAUPASSANTSUBLIME IMAG

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MA CITATION DU SOIR

Posté par sylvie le 10 novembre 2017

citationrealise

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LA JEUNE FILLE

Posté par sylvie le 4 novembre 2017

La jeune fille.
 
Brune à la taille svelte, aux grands yeux noirs, brillants, 
À la lèvre rieuse, aux gestes sémillants, 
Blonde aux yeux bleus rêveurs, à la peau rose et blanche, 
La jeune fille plaît : ou réservée ou franche, 
Mélancolique ou gaie, il n’importe ; le don 
De charmer est le sien, autant par l’abandon 
Que par la retenue ; en Occident, Sylphide, 
En Orient, Péri, vertueuse, perfide, 
Sous l’arcade moresque en face d’un ciel bleu, 
Sous l’ogive gothique assise auprès du feu, 
Ou qui chante, ou qui file, elle plaît ; nos pensées 
Et nos heures, pourtant si vite dépensées, 
Sont pour elle.
Jamais, imprégné de fraîcheur, 
Sur nos yeux endormis un rêve de bonheur 
Ne passe fugitif, comme l’ombre du cygne 
Sur le miroir des lacs, qu’elle n’en soit, d’un signe 
Nous appelant vers elle, et murmurant des mots 
Magiques, dont un seul enchante tous nos maux. 
Éveillés, sa gaîté dissipe nos alarmes, 
Et lorsque la douleur nous arrache des larmes, 
Son baiser à l’instant les tarit dans nos yeux. 
La jeune fille !  elle est un souvenir des cieux, 
Au tissu de la vie une fleur d’or brodée, 
Un rayon de soleil qui sourit dans l’ondée !
Théophile Gautier.
 beau regard ))))

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LE MENSONGE

Posté par sylvie le 1 novembre 2017

  • LE MENSONGE

    Compagnon d’infortune de la colère, le mensonge a toujours eu mauvaise presse dans notre civilisation judéo-chrétienne. Chacun connaît le huitième Commandement ” tu ne mentiras point”. Jamais loi ne fut plus difficile à suivre. Seul un robot informatisé pourrait s’y conformer, tant elle apparaît inhumaine.


    Certains sentant bien l’impossibilité de cette règle de vie, ont tenté de l’aménager en émettant l’idée qu’il pouvait exister de ” pieux” mensonges. A quoi bon, par exemple , dire à un ami ” comme tu as vieilli ” ou ” tu n’as aucune chance de réussir”…  On peut effectivement ajouter que si le mensonge existe,c’est qu’il est utile, et donc parfois nécessaire… ” s’il y a la soif, dit le sage, c’est qu’il y’a de l’eau “.

    Le mensonge est un moyen de défense tout à fait naturel et efficace. A ce titre, il ne mérite pas nos anathèmes, d’ailleurs parfaitement hypocrites.   Par nature, l’enfant qui ment est faible… il a besoin de se protéger; cette défense, il la trouve dans le mensonge, une des seules armes dont il dispose. Le risque existe bien sur qu’il n’en abuse et qu’il ne prenne un mauvais pli. En fait, il apprendra en devenant adulte que, dans les rapports affectifs d’égal à égal, la sincérité est presque toujours plus efficace pour préserver sa relation avec autrui que le mensonge. La vie affective est gratuite, et les boniments n’y font pas longtemps recette.


    En revanche, dans la vie professionnelle, le mensonge lui apparaîtra comme une nécessité qu’il assumera sans trop de problèmes. Il est clair que la sincérité serait ” délicieuse” à tout moment, mais elle n’est pas de mise dans l’entreprise. Tout simplement parce que ce n’en est pas le lieu, et il n’y a pas à s’en offusquer.  Car l’homme au travail se retrouve à nouveau dans une situation où il doit protéger ses arrières. Si son supérieur commet une erreur, il n’est pas forcément sage de le lui faire remarquer. Pour peu que le patron soit irascible, c’est le gagne pain de l’employé qui est en jeu. Quelle qu’elle soit, l’activité professionnelle est toujours une forme de chasse.


    Mentir n’est donc pas un crime, encore moins une faute …mais attention … Il n’y a qu’une personne à laquelle il vaux mieux ne pas mentir : c’est à soi même.


    En résumé :


    - le mensonge est un mécanisme protecteur de l’enfant comme de l’homme en société.

    -le vrai névrosé serait sans doute celui qui ne mentirait jamais.SUBLIME IMAG

     

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PETITE PENSEE DU SOIR

Posté par sylvie le 1 novembre 2017

Les évènements de la vie quotidienne, les petites comme les grandes choses, vous savez…. tous ces petits détails qui se passent tous les jours, comme quand quelqu’un vous offre un sourire, vous dit bonjour ou lorsque vous voyez un oiseau s’envoler, les branches d’un arbre danser avec le vent, mais aussi regarder les gens vivre, l’un attend le bus, l’autre sert un café sur une terre, une vieille dame traverse la route avec grande difficulté …chacun occupé à vivre …

 

Tous ces petits détails, ces petites choses sont merveilleuses, elles portent en elles toute la beauté du monde parce qu’elles sont la  continuité de la vie.

 

La vie s’exprime à travers tout cela, à chaque instant.

 

La même vie qui coule en nous, qui nous anime et fait être ce que l’on est, un être vivant qui permet à la vie de s’exprimer.

 

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LA COMMUNICATION

Posté par sylvie le 28 octobre 2017

  • Qu’est ce qu’une communication de qualité ?

     

    Nous savons tous que la qualité de la communication est un facteur important de cohésion du couple. Nous savons que la parole fait partie de la communication, mais la parole ne suffit pa pas pour qu’il y ait communication. Beaucoup de couples passent un temps considérable ensemble, ils parlent énormément mais n’ont pas vraiment l’impression de communiquer. A contrario,il y a des couples qui ont l’air de parler fort peu, mais qui se sentent très proches et bien en accord. La communication, c’est l’art de créer une intimité avec l’autre, c’est une façon de partager en profondeur et de se sentir solidaires. Une communication de qualité permet à l’autre de nous connaître tel que nous sommes, de nous fournir des réponses et un appui quand nous en avons besoin. Une comunication de qualité représente une des grandes joies de l’existence. La pratique de l’intégration  sociale comporte l’apprentissage de compétences dans le domaine de la communication.

     

    Pour comprendre ce qu’est une communication de qualité, le mot clé est justement celui de compétence. Certains, bénis des dieux, communiquent d’instinct, c’est un don naturel, mais pour la plupart d’entre nous, il s’agit d’une compétence qui s’acquiert, heureusement c’est possible. Paradoxe spéctaculaire: ceux qui communiquent le mieux sont toujours ceux qui écoutent le mieux; ce ne sont pas nécessairement ceux qui s’expriment le mieux. On nous a appris à parler, mais jamais à écouter. L’écoute efficace n’est pas toujours facile, elle exige de s’interesser à l’autre, de faire preuve de patience et de concentration.  En général, c’est plus drôle de parler que d’écouter. Le problème, c’est que la plupart des gens vont dans le sens de leurs préférences: c’est pour cela que si peu savent écouter. Si nous nous entraînons à écouter, à écouter vraiment ce que disent les autres,nous découvrirons peut être à quel point cela nous est peu familier : il n’est pas si simple de laisser quelqu’un s’exprimer à fond,  tout en se concentrant  sur ce que dit  cette personne et non sur ce que nous grillons de lui répondre. .

     

    Savoir bien communiquer, c’est aussi avoir à sa disposition une panoplie de compétences aussi bien pour résoudre les prolèmes que pour offrir son appui. Ce sont deux series de techniques différentes, à appliquer dans des circonstances différentes.

    La résolution des problèmes est une excellente forme de communication quand – et seulement quand- on vous demande conseil. Mais là ou le bât blesse, c’est que la recette est parfois trop facile et l’on a tendance à en abuser.. Vous risquez de prodiguer vos conseils bien avant que l’on ne vous les demande. Il y’a de fortes chances pour que vous généralisiez ce type de compétence à l’ensemble de vos communications, du coup, vous serez surpris de constater que certains réagissent de façon négative à vos conseils non sollicités.

     

    La communication de soutien c’est le contraire de la résolution des problèmes, vous ne dites mot sur ce que vous pensez,vous vous abstenez de donner des conseils,sauf si on vous le demande. Cette communication permet à l’autre de se sentir bien en résolvant son problème lui meme. Elle consiste à laisser l’autre dire tout ce qu’il désire dire,sans l’interrompre ni le contredire.  La conversation de soutien commence par une écoute efficace.  Le soutien signifie que l’autre sait que vous êtes là avec lui, que vous l’écoutez et que vous, vous vous abstenez de l’attaquer. La communication de soutien est un outil très puissant , pour la pratiquer de façon efficace,il faut possèder l’estime de soi même.

     

    Les psychologues, les éducateurs, les infirmières et les assistantes sociales intervenant dans le secteur social ou paramédical sont avantagés dans la mesure où ils ont appris la communication de soutien dans le cadre de leur formation. Mais il est surprenant de constater combien peu nous appliquons nos connaissances professionnelles dans notre vie privée. Or le meilleur endroit où nous puissions exercer nos connaissances en communication c’est chez nous. C’est là que vivent les gens que nous aimons et qui nous aiment. Et pourtant, c’est l’endroit au monde où il nous est le plus difficile de mettre en pratique cette attitude de soutien.

     

    ESTEREL

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DE RETOUR

Posté par sylvie le 13 septembre 2017

Bonne rentrée à tous amis lecteurs ……Un peu moins présente sur ce blog depuis quelques mois mais j’espère y revenir plus souvent … Pour une rentrée en douceur,  un petit texte sympa :

 

LA NATURE , OBJET DE CONTEMPLATION :

Les étoiles,

Diamants dans le ciel,

Enchantent ma nuit,

Et me rappellent que des milliers d’yeux

Au même instant les contemplent.

belle fille

 

 

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LE TEMPS

Posté par sylvie le 1 juin 2017

LE TEMPS

Le temps aux plus belles choses

Se plait à faire un affront

Il saura faner vos roses

Comme il a ridé mon front »…… disait le vieux Corneille à quelque jeune fille…

 

 

« Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Et nos amours

Faut-il qu’il m’en souvienne »…. disait Apollinaire…

 

 

Le passé…était-il une clôture pour une zone interdite…

ou était-ce…une ouverture vers une vie inédite?

Le présent est-il un…tremplin te propulsant vers demain…

ou est-ce…une simple gare pour que tu t’y égares?

 

 

Le futur…sera-t-il une envolée vers tes rêves non réalisés…

ou sera-t-il la marche funéraire de tes projets à ne pas faire?

Une seconde…est-ce l’éternité d’une émotion qui te fait vibrer…

ou est-ce…une petite particule dans laquelle rien ne s’articule?

 

 

Une minute…est-elle assez pour aimer quelqu’un que tu auras croisé…

ou est-ce… un peu trop fugitif pour en devenir captif?

Une heure…est-ce une seconde que tu veux te conserver…

ou est-ce…une éternité pour agrandir ton monde?

 

 

Le temps…calculable mais jamais palpable…

le temps…qui n’est rien si tu n’y mets pas du tien.

trop belle image

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LE SEMEUR

Posté par sylvie le 16 mai 2017

Saison des semailles. Le soir

C’est le moment crépusculaire.
J’admire, assis sous un portail,
Ce reste de jour dont s’éclaire
La dernière heure du travail.

Dans les terres, de nuit baignées,
Je contemple, ému, les haillons
D’un vieillard qui jette à poignées
La moisson future aux sillons.

Sa haute silhouette noire
Domine les profonds labours.
On sent à quel point il doit croire
A la fuite utile des jours.

Il marche dans la plaine immense,
Va, vient, lance la graine au loin,
Rouvre sa main, et recommence,
Et je médite, obscur témoin,

Pendant que, déployant ses voiles,
L’ombre, où se mêle une rumeur,
Semble élargir jusqu’aux étoiles
Le geste auguste du semeur.

_le-semeur

VICTOR HUGO

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LA LIBERTE

Posté par sylvie le 1 mai 2017

Si la philosophie ne devait retenir qu’un concept, ce serait sans doute celui de la liberté. S’il n’a pas toujours été au centre des préoccupations, il l’est du moins   à l’époque moderne.

La liberté est aujourd’hui une valeur universelle, le pilier de tous les régimes démocratiques. Depuis trois siècles, les hommes se battent et se révoltent en son nom. La réflexion philosophique ne pouvait être totalement étrangère à cette tendance historique qui pousse les hommes vers la liberté.

La liberté est une notion aux multiples facettes,et si elle est chère à tous les coeurs, tous ne l’entendant pas de la meme maniere. 

Être libre, en première approximation, c’est ne recevoir d’ordre de personne. Plus généralement  c’est vivre sans dépendre d’une volonté étrangère ou d’un pouvoir extérieur; la forme première de la liberté est donc incontestablement l’indépendance.La liberté passe aussi par l’indépendance économique. La liberté de disposer de sa vie ne saurait être entière si l’on n’est pas libre de la gagner, il est donc parfaitement conforme à une réflexion sur la liberté d’inclure l’exigence que le travail lui aussi , soit libre  et que l’homme s’y réalise, alors que bien souvent il n’est qu’un effort péniblement consenti sous le double effet d’une nécessité extérieure (celle de  satisfaire ses besoins) et d’une contrainte sociale .

 

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluardbelle fille

 

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